Trouver un terrain d’entente dans le débat sur l’agriculture en Afrique

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Cet article traite du débat sur l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) en Afrique. Les partisans affirment que les interdictions d’OGM bloquent l’utilisation par les agriculteurs africains de la technologie disponible dans les pays développés. D’autres soutiennent que l’utilisation d’intrants tels que les semences hybrides et les engrais chimiques peut provoquer un endettement qui est à la fois préjudiciable et criminel. C’est un débat qui est au cœur des préoccupations, alors que les décideurs politiques s’efforcent de trouver comment les agriculteurs africains peuvent améliorer la productivité et s’adapter au changement climatique sans nuire à l’environnement. Les partisans de la biotechnologie déclarent que l’Afrique ne peut pas augmenter les rendements sans l’adoption des technologies qui aident à stimuler la productivité. Monsanto, qui considère ses travaux comme essentiels pour l’avenir de l’agriculture en Afrique, a mis au point du maïs tolérant à la sécheresse qu’il fournit sans redevances aux entreprises semencières en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, au Mozambique et en Afrique du Sud. Selon Mark Edge de Monsanto, ces pays « adoptent fondamentalement l’idée que la technologie et l’innovation doivent faire partie de la solution pour les petits exploitants. Nous devons démontrer la valeur et renforcer la capacité réglementaire pour attester du fait que cette technologie est sans danger et profitera aux agriculteurs de ces pays ». Cependant, les critiques craignent qu’à terme, cette biotechnologie ait un prix, dans la mesure où les agro-industries finiront par faire payer ces technologies. Ce dont l’Afrique a peut-être besoin, c’est une série de révolutions, ou bien plus qu’une approche hybride, pour satisfaire les besoins locaux et atteindre les objectifs globaux. « Alors que la biotechnologie fait partie d’un ensemble d’outils et de technologies nouveaux qui peuvent accroître la production agricole et réduire la pauvreté, elle n’est qu’une option parmi tant d’autres disponibles pour les pays participant à « Feed the Future », [l’Initiative alimentaire pour l’avenir du gouvernement américain] qui travaillent à l’amélioration de la sécurité alimentaire », a déclaré un porte-parole de l’Agence des États-Unis pour le développement international. « Il appartient à chaque pays partenaire de choisir d’utiliser ou de ne pas utiliser la biotechnologie ». Brantley Browning, responsable de la politique et du plaidoyer à la Fondation Gates, ajoute : « Nous pensons que les petits agriculteurs d’Afrique, tout comme ceux d’autres régions du monde, devraient avoir un éventail de choix. Appliquer une seule idéologie et dire qu’on peut faire seulement de l’agriculture biologique ou qu’on ne peut que profiter des techniques génétiques avancées ne tient pas compte de la complexité de l’agriculture ».

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