Quatre moyens d’éradiquer la faim en Afrique

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Dans cet article d’opinion, Kofi Annan, président fondateur de la Fondation Kofi Annan, prix Nobel de la Paix et ancien Secrétaire général des Nations Unies, écrit : « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, mettre un terme à la faim dans le monde est réellement à notre portée. Alors que des personnes courageuses et passionnées ont œuvré pendant des décennies pour éradiquer ce fléau, une récente convergence de volonté politique, de partenariats et de financements publics-privés, a rendu cette ambition possible ». Nous avons, bien sûr, encore beaucoup de chemin à parcourir, mais depuis 1990, être parvenus à diminuer de moitié le nombre de personnes souffrant de malnutrition nous a montré ce qui peut être réalisé, dit-il. Par exemple, en Afrique, les progrès ont été spectaculaires. Pendant plus de dix ans, les pays africains ont mis beaucoup plus l’accent sur les investissements dans l’agriculture et sur l’aide aux exploitants agricoles, des bailleurs de fonds internationaux finançant ces efforts. Avec l’aide de la Fondation Bill & Melinda Gates et de la Fondation Rockefeller, indique-t-il, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) a été créée en 2006. Elle est devenue un chef de file prééminent dans la transformation des systèmes agricoles et alimentaires africains. Il y a quelques semaines, le Congrès des États-Unis a voté Global Food Security Act (loi sur la Sécurité alimentaire internationale) et cette semaine, des chefs d’État africains, des donateurs internationaux et des personnes qui luttent contre la faim partout dans le monde se rassemblent au Kenya pour la Forum sur la révolution verte en Afrique (African Green Revolution Forum). Nous devons, soutient Annan, saisir ce moment critique et mettre à profit les progrès qui ont été faits ces dernières années. Il y a, indique-t-il, quatre grands aspects qui peuvent faire pencher la balance et condamner la faim dans le monde à disparaître : maintenir la question de la faim parmi les plus urgentes à traiter dans les plans d’actions nationaux et internationaux ; établir de véritables partenariats; aider les pays à devenir autosuffisants, en laissant aux pays en développement l’initiative de définir leur propre cheminement vers la prospérité ; enfin, trouver plus de financement, en particulier de nouveaux investissements de la part du secteur privé et des pays en développement eux-mêmes. « Cette semaine et à l’avenir, « je demande à mes confrères qui agissent pour le développement mondial, et plus particulièrement aux chefs d’État et aux dirigeants du secteur privé, de faire de cette question une priorité. En nous attachant à collaborer entre les différents secteurs et les différentes disciplines, la faim dans le monde pourra devenir de l’histoire ancienne », conclut Annan.

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