L’investissement dans la science peut aider à mettre des aliments dans les assiettes des africains

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Dans cet article d’opinion, John Butler-Adam, rédacteur en chef du South African Journal of Science, note que la sécurité alimentaire est loin d’être une réalité sur le continent africain où 23 pour cent de la population font face chaque jour à la faim extrême. Il faut une croissance économique pour faire des progrès dans la réduction de la pauvreté et de la faim, déclare Butler-Adam, mais les scientifiques et les chercheurs ont aussi un rôle à jouer. En juin 2016, le Forum national des sciences et technologies de l’Afrique du Sud a organisé un « Forum de discussion sur les légumineuses et la sécurité alimentaire ». Les résultats préliminaires du forum, poursuit-il, soulèvent un point crucial : « la nourriture est une nécessité, mais c’est aussi un produit ». Cela signifie, dit-il, qu’elle doit générer des bénéfices pour des points de la chaîne alimentaire, afin de maintenir le fonctionnement de cette chaîne. Si les choses sont déréglées dans la chaîne, il en résulte du gaspillage. Cela « n’est pas un problème propre à l’Afrique. C’est un problème mondial. Le monde produit plus de nourriture que les besoins réels des consommateurs qui paient, entraînant un gaspillage considérable. Pendant ce temps, la faim et la famine demeurent endémiques, principalement dans les régions en développement du monde », se désole Butler-Adam ». La recherche a identifié cinq défis cruciaux à la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne : des intrants essentiels, tels que les semences, les engrais et l’eau ; l’accès aux financements ; les droits de propriété ; l’infrastructure d’accès aux marchés ; et enfin, le besoin de revenu non agricole. La réunion du forum a produit quatre recommandations pour aider à faire face à ces défis : la nécessité d’une meilleure communication tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire ; le besoin de collaboration ; la reconnaissance des systèmes de savoirs autochtones sur la sécurité alimentaire ; enfin, le besoin urgent d’investissement dans la recherche-développement. Le quatrième point, conclut Butler-Adam, revêt une importance particulière puisqu’il contribuera à accroître la productivité agricole, à améliorer la diversité de l’alimentation et à renforcer la résilience face aux défis tels que le changement climatique qui affectent les moyens de subsistance.

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