Le déclin des espèces pollinisatrices constitue une menace pour l’approvisionnement alimentaire mondial, alerte un rapport

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Un nouveau rapport de la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques qui est affiliée aux Nations Unies, affirme que sans un effort international, un nombre croissant de pollinisateurs sera menacé d’extinction. Les plantes qui dépendent de ces pollinisateurs représentent 35 pour cent du volume de la production agricole mondiale. Selon le rapport, 16 pour cent des espèces vertébrées pollinisatrices telles que les oiseaux et les chauves-souris, sont menacées d’extinction ; au moins neuf pour cent des espèces d’abeilles et de papillons sont à risque. Les pressions qui menacent ces créatures d’extinction sont notamment les pratiques agricoles agressives qui font disparaître la nourriture des pollinisateurs, les pesticides, les parasites et agents pathogènes, ainsi que le changement climatique. Le rapport ne comporte aucune nouvelle recherche ; le groupe a fait la synthèse d’études et d’analyses actuelles pour parvenir à ses conclusions. Le groupe n’a pas adopté une position décisive sur deux questions qui ont mobilisé l’attention des activistes : le rôle des néonicotinoïdes dans la baisse de la taille des populations d’abeilles, ou l’effet des organismes génétiquement modifiés sur les pollinisateurs. Le Dr Christian Maus, directeur mondial pour la sécurité des pollinisateurs à Bayer, une entreprise productrice de néonicotinoïdes, s’est félicité du rapport et a déclaré qu’il confirme « l’écrasante majorité de l’opinion scientifique » sur la santé des pollinisateurs – « selon laquelle il s’agit d’une question complexe affectée par de nombreux facteurs ». Pour Sir Robert Watson, vice-président du groupe et directeur du développement stratégique au Tyndall Centre for Climate Change Research de l’Université d’East Anglia, au Royaume-Uni, « Les messages ici sont clairs. Si l’on veut protéger les pollinisateurs, c’est cela la série d’options qu’on doit – ou pourrait – envisager ». Le rapport, indiquent les auteurs, est structuré de manière à donner aux gouvernements, aux décideurs et aux organisations un aperçu de l’état actuel de la science et des options pour résoudre les problèmes.

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