Le changement climatique signifie que l’utilisation des terres devra changer pour soutenir la demande alimentaire mondiale, disent les chercheurs

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Des chercheurs à l’Université de Birmingham, au Royaume-Uni, préviennent que le changement climatique pourrait entraîner une baisse des rendements mondiaux de maïs, de blé et de riz dans les régions de production actuelles, à moins qu’il n’y ait d’importantes améliorations de la technologie. L’équipe a utilisé une nouvelle approche pour prévoir comment la productivité potentielle des terres cultivables pourrait changer au cours des 50 à 100 prochaines années, en combinant des modèles standard de changement climatique avec des données sur la productivité maximale des terres. L’étude publiée dans la revue Nature Communications a constaté que les terres cultivées dans les régions tropicales telles que l’Afrique subsaharienne, l’Amérique du Sud et l’Est des États-Unis, connaîtront les plus fortes réductions de leur potentiel de production de ces cultures céréalières. Les terres de culture dans les régions tempérées, notamment certaines parties de la Russie et du Canada, enregistreront probablement une augmentation de leur potentiel de rendement. En outre, l’étude indique que les pays développés pourraient être également affectés par le changement climatique, étant donné que l’écart de rendement, c’est-à-dire la différence entre ce qui pourrait être potentiellement cultivé sur une parcelle donnée et ce qui est effectivement récolté, est très faible dans les pays très développés. Ainsi, les effets adverses du changement climatique sur le rendement potentiel se feront probablement sentir plus fort dans ces régions. « Notre modèle montre que sur de nombreuses superficies de terres actuellement consacrées aux cultures, le potentiel pour améliorer les rendements a considérablement diminué, du fait des conséquences du changement climatique », a indiqué le chercheur principal Tom Pugh. « Mais il présente une possibilité intéressante pour certains pays des régions tempérées, où le fait que le climat convienne pour produire ces grandes cultures pourrait s’accentuer durant la même période… Les facteurs locaux tels que la qualité des sols et la disponibilité d’eau ont aussi un effet très important sur les rendements des cultures en termes réels. Mais la production des trois principales cultures céréalières du monde doit soutenir la demande, et si nous ne pouvons pas le faire en renforçant l’efficacité des terres existantes, alors la seule autre option est d’accroître la superficie de terre que nous utilisons.

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