Alors que la contestation judiciaire des OGM menace l’approvisionnement alimentaire des Philippines, l’Asie suit la situation

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Une récente décision de la Cour Suprême des Philippines menace de provoquer une crise alimentaire dans le pays. L’année dernière, en réponse à une pétition menée par Greenpeace, la Cour avait demandé une refonte des règles existantes sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). La décision avait mis un coup d’arrêt aux plantations d’OGM et à la délivrance de nouveaux permis d’importation d’OGM, dans un pays qui a été l’un des premiers de la région à autoriser la plantation et la commercialisation de maïs GM. Les importations de cultures GM y ont été permises pendant plus d’une décennie. « Notre cadre a servi de modèle pour la politique de réglementation en matière d’OGM à d’autres pays comme le Vietnam, l’Indonésie et même certains pays d’Amérique latine », a déclaré Mme Merle Palacpac, chef du service de quarantaine des plantes au Bureau de l’industrie des plantes (BPI). « Nous avons le premier cadre réglementaire opérationnel en Asie. Par conséquent, je suis sûre que quoi qu’il se passe ici, ils le suivent de près ». Les organismes gouvernementaux aux Philippines font pression pour la signature de nouvelles règles d’ici la semaine prochaine pour éviter de perturber l’approvisionnement en vivres, étant donné que certains des permis d’importation en cours commencent à expirer en mars. Les maïsiculteurs craignent de ne pas pouvoir planter en mai. Environ 70 pour cent de la production de maïs du pays est génétiquement modifiée. « Les moyens de subsistance de près d’un million d’agriculteurs dans tout le pays seront menacés », a fait savoir Romualdo Elvira Jr., un agriculteur de la province de Bicol au Nord. Cependant, les activistes écologiques soutiennent qu’il est temps que le pays prenne un peu de recul. « Depuis que les Philippines ont commencé à cultiver et à commercialiser du maïs GM, il n’y a pas eu un seul examen par le gouvernement de l’effet sur l’environnement et les agriculteurs », a déclaré la militante de Greenpeace Leonora Lava. « Nous appelons à présent à une évaluation d’impact ». Elle a ajouté que son organisation n’a pas encore décidé si elle va lancer une nouvelle bataille juridique lorsque les nouvelles règles concernant les OGM seront introduites.

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